Mysterical.

Mysterical.
____" Quand j'ai eu fini de lui raconter tout ça, Gustave n'a rien dit. On ne sait jamais si Gustave va répondre, ou tousser, tousser jusqu'à ce qu'il sorte du vomi ou des algues de sa bouche. Mais là, il n'a rien fait. Il n'a même pas bougé. C'était une mauvaise journée pour lui, plus de sang que d'habitude, rouge vif, qui imbibait ses bandages. Je me suis dit que peut-être il pleurait dessous. Est-ce que je vous ai dit qu'il a toute la tête bandée comme celle d'une momie ? Est-ce que je vous ai dit qu'il n'a pas de figure ? Est-ce que je vous ai dit qu'il habite dans ma tête ?
____Ces derniers temps, son état a empiré. Il m'a parlé de l'époque où il était coincé dans un endroit obscur. Il avait de plus en plus faim, mais il n'y avait rien à manger et de toute façon, il n'avait pas de bouche parce-que sa figure avait été complètement dévorée. Le sang traverse les pansements et dégouline le long de son cou comme un petit ruisseau rouge vif. Sous les bandages, il est en train de mourir.
"

~ Louis Drax.


The book of love is long and boring, no one can lift the damn thing___________________
It's full of charts and facts and figures and instructions for dancing,
But I love it when you read to me.

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# Posted on Sunday, 27 December 2009 at 6:06 AM

Edited on Monday, 28 December 2009 at 3:28 PM

I'm a superstar and I don't care who you are.

I'm a superstar and I don't care who you are.
Ouep.


____"Il n'y a rien de plus dans le noir que_ ____dans la lumière" ;
Pourtant, dans le noir, il y a un monde. Il y a nos cauchemars, nos névroses, nos psychoses, tous tapis dans l'ombre, chuchotants, et bruissant si fort qu'on en a le vertige. Dans le noir, il y a nos peurs les plus intimes et les plus violentes, il y a la mort, du désespoir, des souvenirs glauques, et tout ce qui n'existe que pour nous. Il y a l'invisible, qui nous oppresse parce-qu'on ne peut pas le toucher, le saisir ; on ne peut pas le fuir, ni le combattre, parce-qu'il est dans notre tête, toujours prêt à nous étouffer dès que le soir tombe. Dans le noir, il y a tout ce que l'on essaye d'oublier, que l'on enfoui, qui est laid, qui fait peur ; dans notre chambre sombre, se glissent les créatures des tréfonds de nos âmes. Elles fuient la lumière comme des vampires désincarnés ; des vampires qui nous empoisonnent et qui nous gardent toujours sous leur emprise. Ils n'ont de pouvoir que la nuit ; je la fuis.

+ Meddle

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# Posted on Thursday, 17 December 2009 at 3:48 PM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 11:15 AM

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F e r m e r .. l e s .. y e u x , .. e t .. s ' e n d o r m i r .. p o u r .. t o u j o u r s .



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# Posted on Sunday, 13 December 2009 at 8:58 AM

Edited on Wednesday, 16 December 2009 at 9:26 AM

Somebody to love.

 Somebody to love.
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___Si elle savait. Combien de fois je la regarde dans la journée, combien j'aime ses expressions et ses manies, et quand elle fronce son nez, et quand elle arrive le matin avec son petit visage tout chiffonné, et combien j'aime avoir ma joue contre la sienne, tiède, seulement quelques secondes ; et comme j'aime entendre son rire bizarre, tout mouillé et hoquetant. Si elle savait. Combien de fois je pense à elle, à chaque seconde, comme tout en moi hurle son nom ; si elle savait, que parmi cent personnes je ne vois qu'elle, que j'aimerais la serrer dans mes bras pour qu'elle n'ait plus jamais de mal, plus jamais de peine ; si elle savait, à quel point j'aimerais la voir heureuse, à quel point j'ai besoin de la faire rire, d'entendre son rire me réchauffer, à quel point j'ai besoin de son bonheur pour que le mien soit entier. Si elle savait, que quand elle pleure j'ai l'impression de me prendre un immeuble sur la tête, si elle savait, que ça transperce mon c½ur, et jusqu'au plus profond de mes entrailles, que j'aimerais la forcer à profiter de sa vie, prendre son désespoir en moi, je m'en foutrais, je voudrais tant faire ça pour elle, parce-que je l'aime. Et si elle savait, que je fais semblant, et que j'en peux plus, parce-que c'est dur, de plaisanter quand chaque respiration vous fais souffrir, si elle savait, qu'il n'y a qu'elle dans mon monde, si elle savait, que je pense pas les conneries que je lui dis ; si elle savait, que quand je lui dis que je pourrais pas survivre quand elle partira, c'est la vérité. Je regrette qu'elle soit entrée dans ma vie, maintenant, c'est trop tard, j'ai tout le temps envie de la voir et ça me fait un mal de chien, et pourtant quand elle n'est pas là, j'ai encore plus mal, j'ai l'impression d'étouffer. J'ai besoin de la voir, et en même temps ça me tue. J'peux pas réfléchir avec son visage incrusté dans ma tête, et les derniers mots qu'on s'est échangés qui passent en boucle, en fond, qui annihilent tout le reste. Le reste, il se dilue, se mélange joyeusement, les cours, les gens, les chansons que j'écoute, les endroits où je vais, c'est comme si c'était la même chose, indéfiniment, je n'ai plus de notion de l'espace, ni vraiment du temps ; tout est éternité et infini. Je vis pour et grâce à elle, à son sourire, et elle ne le voit pas. Elle ne peut pas le voir, et je sais encore le cacher. Elle ne le verra jamais.



Horse Feathers - Curs in the Weeds. Can't find the words.

# Posted on Wednesday, 09 December 2009 at 9:14 AM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 1:37 PM